ADEMEAgence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Poitou-Charentes

Économies d'énergie

Action régionale

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Samuel ARDON

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Sommaire

Contexte

L’éclairage public représente 18 % de la consommation et 22 % des dépenses du poste énergie pour les collectivités locales.

Avec un peu plus de 5,3 milliards de kWh, l’éclairage public est le premier poste de consommation (45 %) et en dépenses (38 %) d’électricité d’une commune.

Il existe pour cet usage de l’électricité un potentiel d’économie d’énergie important qui nécessite la mise en œuvre d’une approche méthodologique cohérente sans nuire à ses deux objectifs fondamentaux que sont le confort et la sécurité des usagers.

Pour atteindre ce potentiel, la démarche à mettre en oeuvre doit respecter la hiérarchie d’intervention suivante:

  • Arrêter le niveau d’éclairement en fonction du classement de la voie ou de l’usage
  • Optimiser le contrat tarifaire (puissance souscrite et achat de l’électricité)
  • Performance des appareils : lampes et luminaires au regard de leur consommation énergétique et de la réduction de la pollution lumineuse. Cette dernière ayant un impact négatif sur la biodiversité.
  • Gestion de l’enclenchement des lampes (horloge astronomique permettant la gestion de l’allumage et de l’extinction)
  • Maintenance et entretien préventifs: L’entretien des lampes et luminaires permet de maintenir l’efficacité lumineuse dans le temps. Par ailleurs un remplacement programmé de lampes au bout d’un certain nombre d’heures permet de réaliser des économies (les lampes en fin de vie consomment jusqu’à 20 % d’électricité en plus)
  • Mise en place de variateur régulateur de tension (1% de surtension entraîne 3 % de surconsommation et une surtension de 7 % peut augmenter la mortalité des lampes et des appareils de 50 %)

Le dernier point constitue l’ultime étape d’optimisation d’un réseau d’éclairage public et permet de réduire de 25 à 35 % les consommations d’énergies sur un éclairage en fonctionnement permanent. Cependant, les investissements restent lourds et présentent des temps de retour pouvant aller jusqu’à 15 ans. Les temps de retour sont d’autant plus faibles que la puissance de lampes installées et les consommations sont importantes (cas du réseau des grandes agglomérations). Inversement, ce temps retour est plus long pour les installations de moindres puissance et consommation. Ces installations concernent principalement les communes de petites et moyennes tailles.

Le rôle d’un variateur régulateur de tension est de maintenir d’une part une tension stabilisée à 230 V en période d’éclairage maximal, et de réduire la tension et par voie de conséquence la luminosité lorsque la circulation se fait moins dense. La baisse d’intensité lumineuse s’effectue de façon progressive à peine perceptible à l’œil jusqu’à une tension d’environ 195 V (limite du seuil de décrochage des lampes), l’éclairage revient progressivement à son niveau nominal quand l’activité s’éveille.

Ces appareils peuvent, suivant les caractéristiques techniques du réseau, s’installer de façon centralisée ou individuelle.

Appel à projet 2012 - Rénovation de l'Éclairage Public pour les communes de moins de 2 000 habitants

Aide à la décision

Il existe pour cet usage de l’électricité un potentiel d’économie d’énergie important qui nécessite la mise en œuvre d’une approche méthodologique cohérente sans nuire à ses deux objectifs fondamentaux que sont le confort et la sécurité des usagers.

Les collectivités peuvent être soutenues financièrement et techniquement pour la réalisation d’audit éclairage public approfondi. L’objectif de ce soutien est de déterminer les travaux d’efficacité énergétique les plus judicieux.