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La région Poitou-Charentes est caractérisée par un fort transit routier de marchandises et de voyageurs ainsi que par la présence de nombreux chargeurs et plates-formes logistiques le long de l’Autoroute A10 et de la Nationale 10.
L’ADEME Poitou-Charentes incite les entreprises de transport routier à s’engager dans une démarche de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette démarche peut reposer sur la signature d’une Charte CO2 permettant aux entreprises de s'engager sur 3 ans dans un plan d'actions concrètes et personnalisées en vue de diminuer leur consommation de carburant et, par voie de conséquences, leurs émissions de CO2. La charte prévoit une amélioration sur 4 axes :
18 entreprises régionales (PDF - 1.4Mo) se sont déjà engagées . La somme des engagements volontaires de ces entreprises totalisent 6000 tonnes de CO2 évitées, et plus de 2 millions de litres de carburant économisés.
Cette démarche est copilotée avec la DREAL Poitou-Charentes en partenariat avec les principales organisations représentatives des transporteurs, ainsi que l’Observatoire Régional des Transports.
Voir l'ensemble des signataires en France (PDF - 198.6Ko)
L’ADEME et la DREAL accompagnent directement les entreprises qui le souhaitent dans la réalisation de leur charte CO2, de la prise en main de l’outil à la signature (Accompagnement : voir liens utiles).
Cette charte n’est pas exclusivement réservée aux professionnels du transport routier de marchandises : elle s’adresse également aux entreprises réalisant du transport pour leur propre compte, ainsi qu’au transport de voyageurs (outil voyageurs disponible en 2011).
Le transport de marchandises en ville est indispensable au dynamisme économique de nos cités. Chacun s’accorde, cependant, à reconnaître les nombreuses nuisances qui en découlent : congestion des rues, pollution atmosphérique, bruit, conflits d’usage avec les autres modes de déplacements.
Pour y remédier, il n’existe pas de solution unique, chaque ville ayant ses particularités. Les professionnels et les pouvoirs publics s’attachent à développer des réflexions autour des axes exposés ci-après.
La réglementation constitue un des principaux leviers d'action dont dispose la collectivité pour maîtriser les flux de marchandises à l'échelle d'une agglomération et pour assurer la cohérence des politiques “marchandises” et “voyageurs”. Imposer une taille de véhicule, des horaires ou des lieux de livraisons permet de fluidifier le trafic et de limiter les conflits d’usage.
Les CDU partent du constat que les opérateurs de transport sont nombreux et leurs destinataires multiples et que chaque commerçant reçoit plusieurs prestataires. Cette multitude d’acteurs engendre congestion et conflits d’usage de la voirie. Les CDU s’inscrivent dans une logique de concentration des flux autour d’une plate-forme commune permettant ensuite une diffusion du dernier kilomètre mutualisée. Les avantages sont multiples pour les entreprises (gain de temps et d’argent en s’affranchissant du dernier kilomètre), pour les commerçants et les artisans du centre ville (gains de temps par la baisse du nombre de réception), et pour la collectivité (moins de nuisances par la basse de nombre de poids lourd en circulation).
Améliorer l’accueil des véhicules de livraison en ville permet d’en limiter les nuisances : la diminution du stationnement illicite entraîne moins de congestion, plus de sécurité pour les piétons et les livreurs, un gain de temps. Comme pour les places de stationnement, une rotation accrue des arrêts sur les aires de livraison est favorable à l'attractivité commerciale.
Les flux motorisés engendrés par les achats des particuliers peuvent représenter plus de 50 % des mouvements de marchandises en ville. Or, ces flux sont majoritairement réalisés en voiture particulière et sont fortement orientés vers les centres commerciaux implantés en périphérie des villes.
Les services liées aux commerces peuvent prendre diverses formes : livraison des achats à domicile, e-commerce...
La mise en place de tels services permettent de redynamiser l’attractivité des commerces de centre ville tout en apportant une dimension sociale (service à la personne) et environnementale via des circuits de distribution mutualisée. Ils favorisent le rééquilibrage modal puisque la voiture n'est alors plus indispensable pour faire ses achats.
Les collectivités font de plus en plus fréquemment le choix de limiter les nuisances environnementales en limitant les accès centraux aux véhicules les plus polluants. Certains professionnels du transport de marchandises en ville se sont donc adaptés pour répondre aux demandes des collectivités en intégrant des véhicules plus propres dans la chaîne logistique :
L’ADEME Poitou-Charentes, à travers son système d’aide, soutient les initiatives exemplaires de transport de marchandises en ville. À titre d’exemple, l’ADEME et la Région Poitou-Charentes ont accompagné la création du CDU de La Rochelle (ELCIDIS -ELectrique CIty DIStribution).
Il s'agit d'un dispositif engagé par l’agglomération de La Rochelle en 2000 qui permet le regroupement des marchandises sur une plate-forme dédiée et la livraison mutualisée dans l’hyper centre à l’aide de véhicules électriques.
Le système jusqu’alors assuré par 4 Citroën Berlingo s’est vu renforcé en 2010 par l’achat d’un poids lourd électrique Modec rendant possible l’acheminement de charges plus lourdes (2 tonnes).
Logistique urbaine, agir ensemble (2010)